Il y a des minutes passées devant le miroir à repérer les premières griffes du temps, les premiers signes de vieillesse.
Cinquante ans... un visage qui a plutôt bien traversé les années... on y retrouve, surgi brusquement, le sourire de la petite fille qu'elle était. Le regard non plus n'a pas changé... peut-être y passe t-il quelques ondes de la mélancolie dont certaines étapes de la vie ont ombré son c½ur.
Le fond de toute âme est de tristesse. Le rire n'en est que diversion.
Elle rit au miroir de se voir non pas si belle, comme le dit la chanson, mais belle... tout simplement.
Lire la beauté sur un visage, a fortiori sur son propre visage, n'est pas un remède à la tristesse. C'est juste un moyen d'y faire face en étant complice avec soi-même.
Au gré de ses instants face au miroir se construit cette complicité qui la rend forte.
Bettina - Le 28 juillet 2009



